L’accord constitue une étape essentielle de la démarche de négociation portée par l’ensemble des salariés qui, au-delà des solutions à des situations individuelles, peut infléchir les tendances lourdes à discriminer. En l’absence d’accord, les syndicats sont en effet contraints d’avoir recours aux démarches judiciaires. Toutefois la contractualisation d’un accord sur la diversité et la non-discrimination ne constitue pas une fin en soi, mais un moyen d’engager une véritable conduite de changement et une modification en profondeur des pratiques de l’entreprise.
Fin 2006, on compte une soixantaine d’accords d’entreprise ou de branche concernant l’égalité professionnelle femmes/hommes. Cinq entreprises ont signé des accords relatifs à la diversité et à la non-discrimination (PSA Peugeot Citroën, Eau de Paris, AXA, Casino, Total). Enfin d’autres accords prennent en compte la diversité et la non-discrimination mais en l’intégrant dans une démarche plus globale de responsabilité sociale de l’entreprise.
Par ailleurs, a été signé le 26 octobre 2006 un accord national interprofessionnel relatif à la diversité dans l’entreprise. Il fait suite à des accords portant notamment sur la mixité et l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes (mars 2004) et sur l’emploi des seniors (oct. 2005).
Un accord contient en général :
Méthodologiquement, il est particulièrement important de s’assurer que l’accord négocié s’appuie sur des notions juridiques précises pouvant être opposées. Ainsi, seront privilégiées les notions de non-discrimination ou d’égalité de traitement, la notion de diversité dans l’entreprise, dépourvue de validité juridique, venant en complément.
Sur le fond, un très grand nombre d’actions/champs peut être envisagé comme en témoignent les quelques exemples ci-dessous :
Enfin, quatre degrés d’engagement vers l’égalité peuvent être distingués :
Un accord constitue un dispositif contractuel qui peut être opposé à l’une des parties alors qu’une charte représente une déclaration d’intention sans obligation de mise à exécution. L’accord négocié sert donc de cadre de référence aux différentes parties et prévoit la façon dont celles-ci s’inscriront dans les différentes actions et bilans prévus. L’accord mobilise et engage ainsi les parties prenantes en prévoyant le suivi de la bonne mise en application des principes énoncés.
On trouvera sur le site www.egaliteprofessionnelle.org une présentation des différents accords conclus dans le cadre du dialogue social entre entreprises et partenaires sociaux en matière d’égalité professionnelle.
Analyse de 40 accords sur l’égalité professionnelle : egalite_travail_syndicalisme_doc_cgt.pdf
Le contenu des cinq accords relatifs à la diversité et à la non-discrimination : synthese_IMS_accords_diversite.pdf