Ce texte est relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Elle actualise et renforce le Code du Travail en matière d’égalité de genre dans la continuité de la loi « Roudy » du 13 juillet 1983. Elle termine la transposition de la directive de 1976.
Elle complète notamment les dispositions relatives aux actions de prévention et à la représentation dans les élections professionnelles, renforce la protection contre les mesures et les sanctions discriminatoires, impose que l’égalité professionnelle fasse l’objet d’une négociation entre la direction et les syndicats.
La loi du 9 mai 2001 comprend des dispositions relatives aux emplois dans la fonction publique. Le gouvernement doit œuvrer pour l’égalité professionnelle des genres. Pour cela, il doit notamment élaborer un rapport tous les 2 ans sur l’égalité des hommes et des femmes dans la fonction publique.
Elle complète la législation en vigueur en France relative aux discriminations et fixe le cadre de la protection contre les traitements discriminatoires dans le monde du travail. Ce texte modifie le Code du travail qui s’applique à la sphère privée et la Loi de juillet 1983 qui s’applique aux fonctionnaires.
Elle étend les cas de discrimination à l’orientation sexuelle, l’âge, l’apparence physique, le patronyme. Elle étend également cette protection aux stages et aux formations.
Ses 3 grands apports sont :
La loi de 2001 complète les cas de « distinction » prohibés dans la fonction publique et précise les conditions autorisant une distinction fondée sur l’âge.
Les fonctionnaires sont protégés contre les mesures de rétorsion.
La loi du 30 décembre 2004 met en place une autorité administrative indépendante : la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité.
La HALDE a un rôle en matière :
La Loi de 2004 étend les cas de discrimination pour des raisons d’origines ou d’ethnie à l’emploi et au travail indépendants ou non salariés.
La loi intègre des mesures pour l’égalité des chances : renforcement des pouvoirs de la HALDE (octroi du pouvoir de sanctions financières), création d’une agence nationale de cohésion sociale et de l’égalité des chances (ACSE), proposition d’une mise en place des CV anonymes dans les entreprises et légalisation du test de discrimination (dit « testing ») notamment pour les procès pénaux.
Outre la jurisprudence administrative abondante, ce sont des lois qui fixent les règles des garanties fondamentales des fonctionnaires, dont l’égalité.
Les droits et obligations des fonctionnaires et des agents publics sont régis par le Statut général des fonctionnaires qui est encadré par 4 lois, équivalentes à 4 titres :
Les dispositions visant à lutter contre les discriminations s’appliquent aux fonctionnaires et aux agents non titulaires relevant du droit public (contractuels par exemple).
« Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race. »
Sont également interdits : les distinctions liées au sexe, le harcèlement sexuel et moral.
Les fonctionnaires sont protégés notamment pour le recrutement, la titularisation, la formation, la notation, la discipline, la promotion, l’affectation et la mutation.
Ils sont protégés de la même manière contre les mesures de rétorsion.
Un fonctionnaire discriminé dans le cadre de sa fonction et qui voudrait agir, serait soumis aux règles du contentieux administratif. Ces règles dépendent largement de la jurisprudence administrative (les décisions des tribunaux posent un certain nombre de règles procédurales notamment) ainsi que du code de Justice administrative.
Mais au préalable, le fonctionnaire ou l’agent discriminé, peut exercer un recours auprès d’un supérieur hiérarchique qui peut mener à des sanctions disciplinaires pour l’agent qui a discriminé ou ordonné de discriminer.
Le Droit syndical est garanti aux fonctionnaires, et les organisations syndicales ont la possibilité d’ester en Justice, notamment en matière de discrimination.
Loi n° 2001-397 du 9 mai 2001 dite loi « Génisson » relative à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (JORF n° 108 du 10 mai 2001 page 7320).
http://www.legifrance.gouv.fr/
La loi du 16 novembre 2001, texte intégral.
Toute discrimination est désormais interdite à l’occasion des procédures de recrutement, de sanction, de licenciement, d’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, mais également pour l’ensemble des actes de la vie professionnelle et notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat.
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Pour renforcer cette lutte contre les discriminations, la Loi de 2004 indique qu’ « Un service d'accueil téléphonique concourt à la mission de prévention et de lutte contre les discriminations. Ce service a pour objet de recueillir les appels des personnes estimant avoir été victimes de discriminations. Il répond aux demandes d'information et de conseil sur les discriminations et sur les conditions de saisine de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Le cas échéant, il réoriente les appelants vers les autres organismes ou services compétents. »
« L'affichage des coordonnées du service d'accueil téléphonique est obligatoire dans tous les établissements mentionnés à l'article L. 200-1 du code du travail ainsi que dans les administrations de l'Etat, les collectivités territoriales, les établissements publics à caractère administratif, les organismes de sécurité sociale et les autres organismes chargés de la gestion d'un service public administratif. »
Loi du 31 mars 2006, texte intégral.
Un décret précise les modalités d'application de la Loi du 31 mars 2006.
Loi Le Pors, texte intégral.
L’ordonnance du 2 août 2005 a notamment précisé que les organisations syndicales de fonctionnaires ont qualité pour conduire au niveau national avec le Gouvernement, les négociations préalables à la détermination de l’évolution des rémunérations et pour débattre avec les autorités compétentes, des questions relatives aux conditions et à l’organisation du travail.