Afin de garantir une protection juridique efficace contre la discrimination sur le territoire de l'Union, la Commission européenne exige la transposition par tous les États membres de l'intégralité de la législation communautaire en la matière. Les domaines de l’emploi et du travail sont encadrés par 3 directives récentes :
Les autorités européennes encouragent l'adoption de mesures telles que la diffusion d'informations, la sensibilisation, le partage d'expériences, la formation et l'accès à la justice.
La directive RACE a pour objet de lutter contre les discriminations raciales ou ethniques. Son champ d’application, public et privé, couvre aussi bien l’emploi, le travail, l’orientation et la formation professionnelle, que l’éducation, la protection sociale, le logement et l’accès aux biens et services.
Ce texte exige principalement :
Son objectif est de combattre les discriminations liées à la religion, aux convictions, au handicap, à l’âge ou à l’orientation sexuelle dans les domaines de l’emploi, du travail et de la formation professionnelle.
Elle complète la directive RACE de telle sorte que, pour le monde du travail public et privé, l’ensemble des directives européennes permet à ce jour de couvrir tous les mobiles de discrimination identifiés par l’article 13 du traité de la communauté européenne.
La Directive RACE et EMPLOI ne concerne pas l’égalité entre femmes et hommes car celle-ci faisait déjà l’objet de plusieurs Directives (1975, 1976, 2002). La Directive « Refonte » de 2006 reprend et abroge les précédentes.
Cette Directive fixe le cadre de la protection contre les discriminations fondées sur le sexe dans le domaine de l’emploi et du travail notamment.
Une fois rappelé que l’égalité entre les femmes et les hommes est un principe fondamental du droit communautaire depuis 1976, est affirmée la nécessité d’adopter des mesures spécifiques pour garantir sa mise en œuvre en ce qui concerne l’accès à l’emploi et la formation professionnelle, les conditions de travail et les régimes professionnels de sécurité sociale.
La directive RACE concerne l’emploi et le travail, salarié ou pas, que ce soit en matière de sélection, de recrutement, de promotion, d’orientation professionnelle, d’apprentissage et de formation, de conditions d’emploi et de travail, de licenciement, de rémunération, d’accès à une organisation de salariés ou d’employeurs ou a un corps professionnel.
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Toutes discriminations directes ou indirectes sont concernées par cette directive. Le harcèlement et l’injonction de discriminer constituent des discriminations.
L’article 13 du Traité de la Communauté Européenne, introduit par le Traité d’Amsterdam, accorde des pouvoirs spécifiques à la Communauté pour combattre les discriminations fondées sur le sexe, la race ou l’origine ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle.
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Les mesures à prendre sont identiques à celles détaillées dans les dispositions de la Directive RACE. Ces mesures visent à établir un cadre général minimal de protection contre les discriminations.
Il faut :
Les Etats membres doivent notamment :
Encourager les employeurs et responsables de la formation professionnelle à prendre des mesures pour lutter contre toutes les formes de discrimination fondées sur le sexe, et des dispositions afin d’assurer la protection des droits des femmes en congé de maternité.
Les Etats membres doivent notamment :
Encourager les employeurs et responsables de la formation professionnelle à prendre des mesures pour lutter contre toutes les formes de discrimination fondées sur le sexe, et des dispositions afin d’assurer la protection des droits des femmes en congé de maternité.
Habiliter les associations et organisations à engager une procédure au nom de la personne victime d’une discrimination ou à intervenir à ses côtés.
Veiller à ce que les travailleurs continuent à bénéficier d’une protection après la cessation de la relation de travail.
Les États membres sont invités à encourager le dialogue entre les partenaires sociaux et avec les organisations non gouvernementales et à mettre en place des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives. L’interdiction de toute discrimination n’est pas contradictoire avec le maintien ou l’adoption de mesures spécifiques (« action positive ») visant à prévenir ou à compenser les désavantages subis par un groupe de personnes d’un même sexe –les femmes le plus souvent.
2007 «Année européenne de l’égalité des chances pour tous.» Elle est axée sur quatre grands objectifs prioritaires :
les droits,
la reconnaissance,
la représentation,
et le respect.
http://europa.eu/scadplus/leg/fr/cha/c10313.htm
La directive européenne RACE 2000/43/CE relative à la mise en œuvre du principe de l’égalité de traitement entre les personnes sans distinction de « race » ou d’origine ethnique, adoptée par le Conseil de l’Union Européenne du 29 juin 2000. Journal officiel n° L 180 du 19/07/2000 p. 0022 – 0026 :
http://europa.eu.int/infonet/library/m/200043ce/fr.htm
La directive européenne Emploi ou « Directive 2000/78/ CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail »
http ://europa.eu/scadplus/leg/fr/cha/c10823.htm
Directive 2006/54/CE du Parlement européen et du Conseil, relative à la mise en œuvre du principe de l’égalité de traitement entre femmes et hommes en matière d’emploi et de travail.
http://www.femmes-egalite.gouv.fr/.../directive.pdf